Des icônes de la liberté

Des icônes de la liberté


Hannah Höch, La Jolie Fille

Cette œuvre a été publiée en 1920 à Hambourg, Allemagne dans le ‘Dada Journal’. La Jolie Fille est un photomontage et collage de 35cm x 29cm réalisé par Hannah Höch (1889 - 1978), artiste plasticienne engagée qui utilise ses collages et photomontages, principaux apports Dada aux arts plastiques, pour réaliser des critiques sociales. C’est un collage qui contraste les pièces de voiture avec les figures des femmes. L'objectif de Höch a été de faire une critique sur la perception du rôle de la femme dans la société industrielle. Le centre d’intérêt est une femme decapitée où la tête a été remplacée par une ampoule et elle porte un parapluie et un maillot de bain. Puis, sur la femme nous pouvons voir une perruque. À gauche de la femme, il y a un boxeur qui sort du pneu et à droite, il y a des piéces du voiture, une main qui porte une montre gousset et une tête sans yeux. Nous pouvons voir aussi la répétition et superposition du logo de BMW. Finalement, le fond de l'œuvre imite le papier ancien, comme les journaux ou magazines desquels elle prenait les coupures. Elle utilise des couleurs ternes, mais l’ampoule est plus vive que le reste. Höch utilise beaucoup le logo de BMW pour faire une critique du travail à la chaîne et du capitalisme. Comme on peut le lire au titre, ce collage fait allusion à la femme negligée, considerée comme un object et un bien de consommation. Höch tient à remettre en cause la représentation des genres à l’époque et vise à montrer et reconstruire l’image de la nouvelle femme moderne



Dora Maar, Villa à vendre

Cette œuvre a été exposée en 1936 dans la Galerie Gérard Levy à Paris, France. Villa à vendre est un photocollage de 37 cm x 28,5 cm. réalisé par Dora Maar (1907-1997), photographe qui, au début de son travail photographique, réalise des photographies urbaines, publicitaires et de mode. Plus tard, Maar coïncidera avec des artistes du mouvement surréaliste et commencera une période de photographie expérimentale. Villa à vendre est une œuvre qui illustre sa liberté d’esprit et sa grande sensibilité, influencée par une enfance particulière. Sur le photocollage, on peut voir une maison qui apparaît en arrière-plan. La maison a l'air vieille. Il y a beaucoup de végétation autour. Au premier plan, sur les escaliers qui conduisent à la porte de la maison, se trouve une figure de femme qui est nue. Elle n’a pas des vêtements qui couvrent son corps. Elle a les cheveux longs et noirs qui couvrent un peu de ses seins. Elle a les bras levés. Alors on peut voir que l’image est en blanc et noir. Dans cette œuvre nous pouvons observer de la nature et le corps de la femme contrastés. Dora Maar met le corps de la femme au même niveau que la nature. Elle propose l’idée du corps de la femme nue comme quelque chose de naturel, libre de stéréotypes et beau en soi. La finalité de Maar a été de réfléchir la liberté d’expression de la femme. Elle essaye de leur transmettre de la securité avec leur corps pour qu’elles ne se sentent pas réprimés pour ne pas suivre les canons de beauté. Ça c’est une critique à l’enfance très difficile qu’elle a vécu Son père a critiqué son corps pour ne pas suivre les canons de beauté. Le titre de l’œuvre pourrait être sa façon de se débarrasser de son passé et de se libérer. 



Claude Cahun, Autoportrait

Cette œuvre a été publiée en 1928. L’Autoportrait est une photo de l’artiste elle-même, Claude Cahun (1894-1954). Un aspect physique de Cahun qui est remarquable et notoire,c'est son nez. Donc, nous pouvons le voir sur cette photo. Elle a le dos tourné et elle porte un débardeur. Cette posture montre le visage ovoïde qui détruit les préceptes et concepts de la beauté appliqué traditionnellement aux femmes. Puis, elle a un œil à moitié ouvert et avec de l’eye-liner noir sur lui qui fait un contraste avec le crâne, le pointe du nez, l’oreille et la forme de V de la moitié de son visage (bouche-menton). Aussi, si nous regardions l’image nous pouvons voir le doute que les spectateurs peuvent avoir avec le genre de la personne qui apparaît ici. L’idée principale de l’artiste c’est faire un jeu avec le rôle de genre et provoquer une ambiguïté parce que ce prénom est neutre. Puis, l’image aide dans l’idée mentioné où les personnes ne savent pas si est un homme ou une femme la personne representé dans l’image de Cahun, qui est la artiste elle-même. Cette perception ambigue est influencie aussi pour des aspects qui nous ne regardions pas comme les seins qui peut soutenir que la personne qui apparaît dans l’oeuvre c’est une femme et de l’autre forme nous pouvons penser que l’artiste peut être un homme parce que en tenant compte des canons de beauté, être rasé était quelque chose associé aux hommes. Finalement, l’artiste cherche à briser ces standards avec le jeu de rôle de cette œuvre.


Germaine Dulac, Souriante madame Beudet

Cette image appartient au film Souriante madame Beudet, un film muet français réalisé par Germaine Dulac. Ce film a été publié en 1923. Ce film, publié en 1923, est le premier film féministe de l’époque, on y critique la vie conjugale de la petite bourgeoisie. Le film parle d’une blague que monsieur Baudet fait à la dame quand elle fait quelque chose de mal. Il met alors le revolver sur la tempe afin de faire sentir mal à Madame Beunet. Ce phtogramme représente la manipulation de la femme dans leur relation, le mari prétend que son épouse fasse ce qu’il lui demande. Vers la fin de l’histoire, après une discussion avec monsieur Beudet, elle va mettre des balles dans le revolver avec l'espoir qu'il se tue accidentellement. Cependant, elle se sent mal pour cette action et essaye de prendre le revolver. Malheureusement, monsieur Beudet arrive avant et il fait la blague sans savoir que le revolver a des balles. A partir de cet évènement, le mari pense que sa femme veut se suicider et il lui a imploré et dit comment il allait vivre sans elle. Ce moment est très bien reflété par le photogramme où le mari enlace sa femme. Lui, il supplie pendant qu’elle demeure passive et contrariée qu’il l’aime beaucoup et qu’il a besoin d’elle car sans elle sa vie ne serait pas la même. Cette idée serait reflète pendant l’histoire, mais surtout dans le final. Le film présente l’idée de ‘happy end’ il s’agit d’une allégorie sur l'oppression de la femme dans le patriarcat parce qu’elle est obliguée à suivre malheurese dans son mariage.


Georgia o’keeffe, Grey, Blue and Black, Pink Circle.

Cette œuvre a été créée en 1929 et est exposée dans le Dallas Museum of Art à Texas, États-Unis. Grey, Blue and Black, Pink Circle est un huile sur toile de 91,4 cm x 121,9 cm. réalisé par Georgia O’Keeffe (1887-1986), une peintre américaine considérée comme une des peintres modernistes et des précisionnistes majeures du vingtième siècle. O’Keeffe apprend à New York, dans la galerie 291 d’Alfred Stieglitz, et dès 1910, elle réalise abstraites qu'elle garde cachées car elle les considère trop radicales pour l'époque. Sur l'image, nous pouvons voir que les couleurs pastel prédominent ; les roses, les verts, les gris, les noirs et les bleus. On retrouve des figures abstraites dans lesquelles on distingue des cercles en arrière-plan et des figures de forme phallique au premier plan. Il fait partie d'une collection dont la plupart des œuvres sont d’inspiration florale,, mais que ne manquent pas d'évoquer le sexe féminin. Cette œuvre est évidente aujourd'hui, mais cette interprétation a été scandaleuse à l'époque. On observe un thème central du surréalisme: la libération du désir sans le punir: la chair et le corps cessent d'être le lieu du péché et se fusionnent pour créer l’humain réel. On le voit dans l'œuvre d'O'Keeffe, où elle fait subtilement allusion à cette passion charnelle qui commençait à s'installer à l'époque. Elle pourrait peindre et refléter le désir charnel et sexuel sans être lié à l’âme. Toutefois, le sujet était encore censuré à l’époque, c’est pourquoi la collection d’inspiration florale est associée aux fleurs au lieu d’affirmer ouvertement qu’elle tente d’évoquer le sexe féminin.

 

Josephine Baker, la premier ballerine

Joséphine Baker (1906-1975) est une chanteuse, danseuse, actrice, meneuse de revue et résistante française d’origine américaine. Née dans le Missouri, elle a émigré en France après avoir été différenciée aux États-Unis en raison de sa couleur de peau. À son arrivée en France, elle adopte la nationalité française en épousant Jean Lion. Elle a utilisé sa grande popularité pour lutter contre le racisme et pour l’émancipation des Noirs, précisément dans le mouvement américain des droits civiques. Nous ne savons pas qui a pris la photo mais nous allons nous concentrer sur le personnage de Joséphine Baker. Comme on peut voir sur l'image, Joséphine était une femme qui dansait presque nue. Mais, elle portait des chaussures, des colliers et des boucles d'oreilles. Joséphine a fait ce qui était impensable à l'époque; une évocation du sexe féminin, de la sensualité et de la sexualité à travers sa façon de danser. Ces danses ont été mal accueillies aux États-Unis, mais en Europe, à Paris, où les artistes osent de plus en plus montrer ce côté sensuel et transgresseur dans leurs œuvres, les danses de Baker y sont acceptées par la société. Joséphine était une icône de la libération des femmes car elle a brisé les standards établis pour les femmes, ça veut dire: elles devaient être calmes, paisibles, élégamment habillées... Cependant, Baker est provocatrice et danse à moitié nue afin qu'elle contribue à briser tous les stéréotypes liés au corps des femmes. Baker aide à voir le corps de la femme comme quelque chose de naturel, qu'il ne faut pas cacher, un signe de liberté. De plus, la façon dont elle montre son corps en dansant est un signe de provocation, de libération. En plus, il ne faut pas oublier son labeur social lors de la Seconde Guerre mondiale par lequel elle a été décorée de la Croix de guerre, de la Médaille de la Résistance et de la Légion d'honneur



Nerea Vázquez González et Alicia Lamas Franco

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